
Protection sociale et inégalités en Europe
L’UE27 a consacré 26,9 % du PIB à la protection sociale
Antonella Puglia, Eurostat, 12 pages.
Extrait du résumé :
« Dans l’UE27, les dépenses de protection sociale ont représenté 26,9% du PIB en 2006. Ce taux était de 27,1% en 2005 ainsi qu’en 20042 et de 27,2% en 20032. La moyenne de l’UE27 continuait de masquer de fortes disparités d’un État membre à l’autre. En 2006, la part des dépenses de protection sociale en pourcentage du PIB était supérieure à 30% en France (31,1%), en Suède (30,7%), et en Belgique (30,1%) et inférieure à 15% en Lettonie (12,2%), en Estonie (12,4%), en Lituanie (13,2%) et en Roumanie (14,0%). Ces écarts reflètent des différences de niveaux de vie, mais illustrent aussi la diversité des systèmes nationaux de protection sociale ainsi que des structures démographiques, économiques, sociales et institutionnelles propres à chaque pays. En 2006 dans l’UE27, les pensions de vieillesse et de survie représentaient 46% des dépenses totales de protection sociale, les prestations de maladie et de soins de santé 29%, les prestations d’invalidité et familiales 8% chacune, les prestations de chômage 6% et les prestations liées au logement et à l’exclusion sociale 4%. »
Communiqué en français, 3 pages. Télécharger le document PDF 119.2 koRapport en anglais, 12 pages. Télécharger le document PDF 227.1 ko
Social assistance and minimum income protection in the EU : Vulnerability, adequacy and convergence
K. Nelson, Luxembourg Income Study, Luxembourg, LIS working paper, n° 511, 38 pages.
Traduction du résumé :
« Cet article analyse les développements en matière d’aide sociale dans un grand nombre d’États membres de l’UE, incluant les pays européens en transition et les nouvelles démocratiques du sud de l’Europe. L’analyse empirique est basée sur SaMip Dataset, une base de données unique et récemment créée, qui offre des informations sur la valeur des prestations d’aide sociale pour 27 pays pour la période allant de 1990 à 2005. L’article montre que le développement des prestations d’aide sociale fut moins favorable que celui des prestations d’assurance-chômage. Aucun des pays étudiés n’offre une niveau d’aide sociale qui se rapproche du seuil de pauvreté de l’UE. La valeur des prestations d’aide sociale n’a pas convergé en Europe. On observe plutôt une divergence, principalement dû aux développements en Europe de l’Est et du Sud. »
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L’état des inégalités en Europe
Les inégalités de revenus en Europe
Observatoire des inégalités
« En terme de revenus, la Suède, accompagnée de la Slovénie, sont les pays les moins inégalitaires de l’Union Européenne. Le Portugal est le membre le plus inégalitaire. »
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Earnings Dynamics and Inequality among Men across 14 EU Countries, 1994-2001 : Evidence from ECHP
Denisa Maria Sologon et Cathal O’Donoghue, IZA DP No. 4012, 60 pages.
Traduction du résumé :
« Cet article analyse la structure dynamique des revenus individuels dans 14 pays de l’UE au cours de la période allant de 1994 à 2001 en utilisant le ECHP. Comprendre la mobilité salariale et son lien avec l’évolution des inégalités sectorielles de revenus est important du point de vue du bien-être, particulièrement en considérant la grande diversité des inégalités sectorielles au niveau national. Cela est hautement pertinent dans le contexte des changements qui ont eu lieu dans les politiques européennes du travail après 1995 qui, sous l’influence de la Stratégie pour l’emploi de l’OCDE de 1994, recommandait des politiques permettant d’accroître la flexibilité salariale, de diminuer les coûts non salariaux et de laisser les salaires relatifs mieux refléter les différences individuelles en matière de productivité et les conditions locales sur le marché du travail. […] Comme prévu, un changement important est l’accroissement de l’hétérogénéité entre les pays, qui se manifeste dans le niveau et l’évolution des inégalités de revenu sectorielles. La diminution de l’inégalité sectorielle s’est accompagnée d’une augmentation de la mobilité et, par conséquent, d’une diminuation de l’importance de la composante permanente par rapport à la composante transitoire, dans des pays comme le Danemark, la Belgique et l’Espagne. Elle s’est accompagnée d’une diminution de la mobilité dans les revenus en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Irlande et en Autriche. Au Luxembourg, en Italie, en Grèce, au Portugal et en Finlande, l’accroissement de l’inégalité sectorielle s’est accompagnée d’une diminution de la mobilité, alors qu’elle fut corrélée avec une augmentation aux Pays-Bas. »
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