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décembre 2006 / Numéro 40

  Sommaire
Dossiers
Temps de travail et productivité: où en est le Québec?
Europe: la productivité du travail en perspective

Un salaire minimum européen est-il possible?

Des chômeurs de longue durée pour soutenir les élèves suédois
L'ANPE s'estime plus efficace que le privé
La France en transition (1993-2005)

Bilan du Sommet québécois de l'économie sociale et solidaire

Mondialisation

La Confédération syndicale internationale est née

L'ouverture des marchés peut-elle profiter aux non-qualifiés?

Débats
États-Unis : les démocrates en quête d'une nouvelle doctrine

Vers un État-providence centré sur l'enfance

Dossiers

Temps de travail et productivité: où en est le Québec?

(11/2006) Le Québec au moment de vérité : pour un nouveau projet de société, Lucien Bouchard, Options Politiques, novembre 2006, 9 pages. Le 19 octobre, l’Université McGill a tenu un symposium à l’occasion du premier anniversaire de la publication du manifeste « Pour un Québec lucide », qui préconisait essentiellement de démanteler le modèle québécois fondé sur l’interventionnisme étatiste, les impôts élevés et l’endettement pour financer les services publics. À la veille de cette rencontre, l’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard a provoqué une autre controverse en affirmant que les Québécois travaillent moins que les Ontariens et les Américains.

(11/2006) Au travail !, Jean-François Lisée, L’Actualité, jeudi 23 novembre 2006. Selon les chiffres de l’OCDE, les Québécois travaillent moins que les Américains, autant que les Britanniques et davantage que les Suédois, les Néerlandais, les Norvégiens, les Français et les Allemands. Les États-Unis, eux, travaillent plus que les Japonais !

Des boomers irresponsables?

(10/2006) Entrevue avec Jacques Parizeau, Radio-Canada, Pourquoi pas dimanche?, 22 octobre 2006. Selon Lucien Bouchard, le Québec n'avait pas de dettes en 1960. Aujourd'hui, la génération des baby-boomers laissera à ses héritiers une dette considérable. Qu'est-ce qui s'est réellement passé en 40 ans? L'économiste Jacques Parizeau remet les pendules à l'heure.

(10/2006) Réponse à Lucien Bouchard, Le mythe de la quantité, Pierre-André Julien, Le Devoir, mercredi 25 octobre 2006. Alors que le retard de productivité horaire du Québec était de plus de 20 % il y a 30 ans, les données du Centre d’études des niveaux de vie montrent qu’il serait d’au plus 8 % par rapport à l’Ontario ou 5 % par rapport au Canada. Par contre, si l’on s’en tient au seul secteur manufacturier, l’écart tombe à moins de 4 ou 2 % respectivement. La faiblesse du Québec serait concentrée dans le secteur minier et quelques secteurs des services comme le commerce de gros, les services professionnels et scientifiques et les services personnels, secteurs en partie protégés par la distance culturelle et géographique.

 

 

Europe : la productivité du travail en perspective

(11/2006) Productivité, temps de travail et taux d’emploi dans l’Union européenne, Fondation Robert Schuman, 20 novembre 2006. L’Union européenne se distingue par un faible nombre d’heures travaillées par personne occupée, par une productivité de la main-d’œuvre plus faible qu’aux Etats-Unis mais plus forte qu’au Japon et enfin par un faible taux d’emploi. Les travailleurs européens réussissent donc à être productifs en travaillant peu mais seule une faible proportion de la population en âge de travailler a un emploi. On peut avancer deux explications à cette caractéristique européenne : l’une est la « préférence pour le loisir » des travailleurs européens (avec une durée hebdomadaire du travail relativement courte et un départ précoce à la retraite), l’autre est la difficulté d’accès à l’emploi des actifs les moins productifs (qui biaise vers le haut les statistiques de productivité).

Les Français sont-ils satisfaits des 35 heures?

(11/2006) Are the French Happy with the 35-Hour Workweek?, Marcello Estevão et Filipa Sa, IZA, novembre 2006, 26 pages. La législation de la réduction du temps de travail peut être une entrave au choix individuel ou un outil de coordination de ceux qui préfèrent travailler moins. Les auteurs confrontent ces deux hypothèses en observant les conséquences de la réduction de 39 à 35 heures de travail par semaine en France, appliquée en 2000 dans les grandes entreprises, et penche en faveur de la première hypothèse.


(2006) Institutions, unemployment and inactivity in the OECD countries, B. Amable, L. Demmou et D. Gatti, Paris - Jourdan Sciences économiques, Paris, Working paper, n° 16, 35 pages. Les auteurs font les liens entre les institutions et l’emploi dans les différents pays de l’OCDE. Leurs résultats révèlent, entre autres, l’évidence d’un effet positif des législations de protection de l’emploi sur celui-ci, ainsi que des complémentarités possibles avec les règles du marché du travail et de la productivité.

 

 

Un salaire minimum européen est-il possible?

(10/2006) Le salaire minimum européen : un projet réalisable ? Marie-Dominique Garabiol-Furet, Fondation Robert Schuman, 30 octobre 2006. Le salaire minimum européen pourrait être à la sphère sociale ce qu’est l’euro à la sphère monétaire. Mais, un salaire minimum avec une valeur nominale unique est impossible, même à moyen terme. En Europe, le principe est qu’un salarié doit vivre suffisamment bien par son travail pour s’écarter du seuil de pauvreté. En ce sens, la proposition d’un salaire minimum annexé au salaire médian de chaque Etat pourrait être adoptée par l’UE.

Les dépenses consacrées aux politiques du travail en 2004

(2006) Dépenses relatives aux politiques du marché du travail en 2004, A. Melis, Eurostat, Luxembourg, Statistiques en bref, population et conditions sociales, n° 12/2006, 2006, 8 pages. En 2004, les pays de l’UE25 ont dépensé 2,3 % de leur PIB combiné au titre d’interventions en vue d’aider les chômeurs et autres groupes défavorisés à s’intégrer dans le marché du travail. Les indicateurs des dépenses des politiques du marché du travail par rapport au PIB, qui tiennent compte du niveau sous-jacent de chômage, et l’analyse des dépenses par chômeur fait apparaître des différences sensibles dans les montants dépensés selon les pays. Dans plus de la moitié des pays étudiés, la plus forte part des dépenses consacrées aux mesures des politiques du marché du travail correspond aux transferts aux employeurs, sous la forme de subventions en espèces ou de réductions de prélèvements obligatoires.

 

 

Des chômeurs de longue durée
pour soutenir les élèves suédois

(10/2006) Les Klassmorfar: des chômeurs de longue durée dans les écoles suédoises, Monika Biese, Sociétés Nordiques, 27 octobre 2006. L'opération « grands-pères de classe » (Klassmorfar) a pour objectif de renforcer la présence d'adultes dans les écoles et de promouvoir le contact entre les générations en recrutant des hommes de plus de 50 ans, chômeurs ou retraités, qui sont des ressources supplémentaires pour les enseignants. Ils ne concurrencent pas les enseignants, qui gardent toute la responsabilité pédagogique, mais les assistent en étant présents dans la classe, durant la récréation et les repas.

(11/2006) Aptitude et inaptitude au travail en Suède, Marine Tondelier, Sociétés Nordiques, 9 novembre 2006. Le système d’assurances sociales suédois fournit aux individus une sécurité économique pour une variété de situations de la vie. Mais depuis les années 1960, le pilier de base de ce système a été « la garantie contre toute perte de salaire »(Inkomstbortfallsprincipen), qui s’applique aussi bien en cas de chômage qu’en cas de grossesse, de maladie, d’invalidité ou de toute autre incapacité à occuper un poste de travail. Présentation détaillée du système.

Retour sur la politique à l'emploi

(11/2006) La politique suédoise de l´emploi 2002-2006, Alain Lefebvre, Sociétés Nordiques, 3 novembre 2006. Retour détaillé sur la politique du travail menée en Suède par les sociaux-démocrates de 2002 à 2006.

(11/2006) Aide à l´embauche de certaines catégories de chômeurs en Suède, Alain Lefebvre, Sociétés Nordiques, 2 novembre 2006. Il n’existe pas en Suède de contrats spécifiques. Par contre, des aides particulières sont versées à l’embauche de certaines catégories de chômeurs, et les jeunes bénéficient d’un soutien spécifique sous forme d’une activité qui leur donne une expérience professionnelle.


Alain Lefebvre anime un blogue renommé sur les modèles sociaux des Sociétés nordiques

 

 

L'ANPE s'estime plus efficace que le privé

(11/2006) Suivi des chômeurs : l'ANPE s'estime plus efficace que le privé, Lucie Robequain, Les Echos, jeudi 30 novembre 2006. Dans la rivalité entre l’ANPE, l'Unedic et les cabinets privés qui expérimentent le reclassement de demandeurs d'emploi pour le compte de l'Unedic, l’agence nationale cherche à prouver qu'elle est plus performante que ces cabinets de reclassement, par le biais de ses programmes de suivi intensif (accompagnement projet et accompagnement recherche) qui bénéficient à près de 900 000 demandeurs d'emploi chaque année. Dans une étude, l'agence publique affiche une efficacité au moins équivalente à celle des opérateurs privés (42 % contre 40,9 % selon ses calculs), pour un coût en moyenne trois fois inférieur (730 euros par chômeur).

(11/2006) L’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi, Didier Klein, Eric Renard et Thara Traversier, Observatoire de l'ANPE, novembre 2006, 4 pages. Ce rapport de l’ANPE présente les mesures de l’accompagnement renforcé des chômeurs de longue durée, destiné soit à les aider dans leur recherche d’emploi, soit à leur permettre de construire un projet professionnel. Il compare avantageusement le travail de placement réalisé par l'ANPE et celui des opérateurs privés.

(09/2006) Le chômage partiel : quelles tendances ?, Oana Calavrezo, Richard Duhautois et Emmanuelle Walkowiak, Centre d’études de l’emploi, Document de travail, septembre 2006, 44 apges. Entre 1995 et 2005, période de mise en place des 35 heures et de changement du régime réglementaire du chômage partiel (CP), les autorisations de recours à ce dispositif ont fortement diminué. Dans ce contexte, observe-t-on une rupture de tendance dans les autorisations de recours au CP ? En quoi le CP est-il un outil de flexibilité du temps de travail ? Son usage est-il bien conjoncturel, comme la réglementation le prévoit ? Le CP touche-t-il de manière inégale les différentes catégories d’établissements ?

 

 

La France en transition (1993-2005)

(11/2006) La France en transition 1993-2005 : le septième rapport du CERC, 23 novembre 2006, 242 pages. Ce rapport du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) ausculte la France au cours des douze dernières années sur les différents aspects qui ont un impact sur les revenus et l'emploi, à savoir la démographie, la croissance, les prélèvements sociaux, les transformations de l'Etat-social. Il délivre un tableau sombre de la réalité sociale d'aujourd'hui en dénonçant notamment l'accroissement des inégalités de revenu liées à une plus grande précarité du travail. Le rapport formule quelques recommandations comme le «nécessaire redéploiement de l'État providence» et la «conciliation entre flexibilité et sécurité». Il préconise de dynamiser le pouvoir d'achat en luttant contre le temps partiel subi plutôt qu'en relevant le niveau du SMIC.

L'augmentation du niveau de vie profite aux extrêmes

(11/2006) Les Revenus et le patrimoine des ménages, INSEE, 23 novembre 2006. L'Institut constate que la pauvreté a reculé en France entre 1996 et 2004. Ainsi, la proportion de personnes vivant avec moins de 788 euros par mois, défini comme seuil de «pauvreté monétaire» selon les critères Eurostat, est passée de 13,5 % en 1996 à 11,7 % en 2004. Soit, quand même 6,9 millions de personnes. Mais, ajoute l'INSEE, l'augmentation du niveau de vie moyen sur cette période profiterait surtout aux personnes situées aux deux extrêmes du spectre. Et la tendance de réduction de pauvreté serait en "net ralentissement" depuis deux ans, avec "des taux de pauvreté qui ont arrêté de baisser".

(08/2006) Social assistance policy development and the provision of a decent level of income in selected OECD countries, W. Adema, OECD, Paris, OECD social, employment and migration working papers, n° 38, août 2006, 33 pages. Ce document tente d'illustrer les différentes façons d'établir et d'ajuster les taux de versement de l'aide sociale dans des pays de l'OCDE choisis. Il focalise sur les mécanismes de la mise en place des taux en Allemagne, en Belgique, au Canada, en Corée, en Norvège, aux Pays-Bas, en République Tchèque, au Royaume-Uni, en Suède et en Suisse.

 

 

Qui sommes-nous?

Le site PolitiquesSociales.net offre aux professeur(e)s, chercheur(e)s, étudiant(e)s, membres d'ONG, journalistes et à tous ceux et celles qui s'intéressent aux politiques sociales un accès facile, direct, gratuit et permanent aux documents touchant bon nombre de politiques sociales en Amérique du Nord, dans l'Union européenne et dans les principaux pays d'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Sud.

Le site est produit par le Centre de recherche sur les politiques et le développement social, CPDS, de Montréal.

Nous répertorions les textes de lois, les énoncés de politiques, les textes de presse importants et la recherche universitaire nationale et comparée sur ces questions. Plus de 6000 liens vers des textes et des sources sont ainsi répertoriées.

De plus, des notes synthèses par pays et par thèmes sont offertes pour présenter un résumé et une mise à jour de l'état de la situation, avec les dernières données disponibles.

Des renvois sont proposés vers des sites qui suivent l'actualité dans les secteurs couverts.

Notre lettre électronique signale à ses abonnés les principaux arrivages de nouveaux textes. On peut en consulter les Numéros précédents.

Pour vous abonner à la lettre, cliquez sur Abonnez-vous. Si vous avez des questions ou des commentaires -- notamment sur des liens rompus qui nous auraient échappé --, n'hésitez pas à nous contacter.

Pour plus d'information sur le site, sa mission, ses thèmes, voir Pourquoi ce site ?

Notre site est jeune, en ligne seulement depuis avril 2003. Nous le croyons utile et voulons le faire connaître. Aidez-nous en faisant état de son existence autour de vous.

Partenaires recherchés

Nous sommes également toujours à la recherche de Partenaires institutionnels pour assurer la pérennité et le développement du site.

Quelques statistiques utiles: notre lettre électronique rejoint chaque mois 3300 abonnés de 113 universités et centres de recherche, de dizaines d'ONG, de médias, de responsables gouvernementaux, syndicaux et d'organismes internationaux, notamment. Nous recevons en ce moment plus de 15 000 visiteurs par mois et en avons reçu plus de 170 000 en 2005. Nos principaux utilisateurs, de 63 pays, sont en France, au Québec, en Belgique et en Suisse.

D'avance merci,

L'équipe de PolitiquesSociales.net

Bilan du Sommet québécois de l'Économie sociale et solidaire

(2006) Rapport de synthèse des travaux préparatoires, Sommet de l'Économie sociale et solidaire, automne 2006, 60 pages. Dix ans après la tenue du Sommet sur l’économie et l’emploi, à l’invitation du Chantier de l’économie sociale, les forces vives de l’économie sociale et solidaire ont décidé de se concerter pour partager ensemble le bilan de la décennie et pour donner une nouvelle impulsion au mouvement. Ces acteurs se sont mobilisés afin de faire le bilan, de renforcer les maillages et de se rallier autour de projets communs. Ce rapport est un résumé de leurs démarches. Il propose une synthèse des documents d’analyse produits par les divers partenaires (praticiens et chercheurs).

Consulter également les rapports thématiques produits par les sous-comités à l'occasion du Sommet:

  • Entreprendre solidairement;
  • Développer nos territoires solidairement;
  • Travailler solidairement;
  • Consommer de façon socialement responsable;
  • Investir solidairement;
  • Mondialiser solidairement;
  • Les jeunes et l'économie sociale;
  • La culture comme acteur du développement sociale et économique.

(11/2006) Proposition de déclaration - Sommet de l'économie sociale et solidaire, Sommet de l'Économie sociale et solidaire, novembre 2006, 6 pages. Version préliminaire de la déclaration adoptée par les participants au Sommet de l'Économie sociale et solidaire.

L'économie sociale et l'aide domestique au Québec

(10/2006) L'Économie sociale et sa filière de l'aide domestique : quel avenir pour l'emploi des femmes? Conseil du statut de la femme, octobre 2006, 84 pages. Cette recherche, réalisée à l’occasion du Sommet de l’économie sociale et solidaire, constitue donc un portrait du travail en économie sociale, en mettant en gros plan le secteur de l’aide domestique où l’on retrouve majoritairement des femmes, à la fois comme travailleuses, comme bénévoles et comme utilisatrices des services.

 

 

Mondialisation

La Confédération syndicale internationale est née

(11/2006) Programme de la CSI, adopté par le Congrès fondateur de la CSI, Vienne, 1er et 3 novembre 2006, 11 pages. Les délégué(e)s, représentant 168 millions de membres de 307 centrales syndicales nationales affiliées dans 154 pays et territoires au Congrès fondateur de la Confédération syndicale internationale (CSI), à Vienne, du 1er au 3 novembre 2006, s’engagent à oeuvrer ensemble dans un esprit de solidarité, de démocratie et d’égalité pour faire de la Confédération l’instrument d’un nouvel internationalisme syndical.

 

 

L'ouverture des marchés peut-elle profiter aux non qualifiés?


David Ricardo, économiste anglais (1772-1823)

(10/2006) Ricardo est mort ! Champagne pour tout le monde ? Hervé Boulhol, Telos-Eu,11 octobre 2006. Le débat sur les délocalisations rebondit aux Etats-Unis. On se rappelle que Paul Samuelson avait lancé fin 2004 une controverse sur les bénéfices qu'en tirent les Etats-Unis. Le prix Nobel, revisitant la thèse de l'avantage comparé émise par David Ricardo il y a près de deux siècles, s'était attiré les foudres d'une grande partie de la profession. Un récent article de Gene Grossman et Esteban Rossi-Hansberg, présenté fin août lors d’une conférence organisée sous les auspices de la Federal Reserve Bank of Kansas City, commence à circuler très largement : il propose un paradigme adapté aux formes contemporaines de la mondialisation, remplaçant le concept ricardien d'échange de produits par celui d'échanges de tâches (tasks). Le point crucial est que les gains de productivité associés à cette nouvelle forme d'échange, favorables aux moins qualifiés, auraient probablement été sous-estimés jusqu’'ci. Champagne pour tous ?

(12/2006) Débat : l'ouverture des marchés peut-elle profiter aux non qualifiés ? Marc Bacchetta et Marion Jansen, 1 décembre 2006. Le modèle de Grossman et Rossi-Hansberg qui aboutit à la conclusion selon laquelle les délocalisations peuvent améliorer le salaire des travailleurs non qualifiés a soulevé d'énormes débats aux Etats-Unis. Selon les auteurs, le modèle est stimulant et permet de renouveler le débat sur l'effet des délocalisations, malgré le fait qu'il ne tient pas compte de tous les effets envisageables des délocalisations.

(7/2006) The Rise of Offshoring : It’s Not Wine for Cloth Anymore, Gene M. Grossman et Esteban Rossi-Hansberg, Pinceton University, juillet 2006, 35 pages. Les économistes soutiennent généralement que la mondialisation crée des incitatifs à la délocalisation des entreprises qui emploient des travailleurs peu qualifiés, ce qui augmente les inégalités sociales. Dans cet l’article, les auteurs soutiennent que la mondialisation produit également une augmentation de la productivité dans les secteurs qui emploient des travailleurs peu qualifiés, ce qui se traduit par un effet positif sur leur salaire.


L'Université Princeton

 

 

Débats

États-Unis: les démocrates en quête d'une nouvelle doctrine

(11/2006) Aux États-Unis, les démocrates sont en quête d'une nouvelle doctrine, Benoît Chervalier, Le Figaro, 4 novembre 2006, 2 pages. Que reste-t-il des démocrates? Cette question, bien que liée à l'échéance des élections de mi-mandat du 7 novembre aux États-Unis, est plus structurelle que conjoncturelle. Les démocrates que la guerre en Irak a paralysés se cherchent. L'auteur fait le point sur un parti en quête d'une orientation.

(11/2006) It's the trade stupid… !, Zaki Laïdi, Telos, 27 novembre 2006. Tout le monde connaît la fameuse phrase de Clinton, "It’s the economy stupid", par laquelle il voulait dire que c’était l’économie qui était au cœur des préoccupations de ses concitoyens. L’échec des républicains aux élections de mi-mandat serait-il lié à la crainte de voir l’emploi reculer ? Ce qui se passe aux Etats-Unis peut-il se passer en France ?

L'impôt minimum au centre des débats?

(11/2006) Alternative Minimum Tax Targeted, Democrats Seek Fix For Middle-Class Families, Lori Montgomery, Washington Post, 11 novembre 2006. Les Démocrates ont juré cette semaine de mettre l’impôt alternatif minimum au centre des débats sur le budget de l’année prochaine. L’impôt actuel, très cher, a été créé pour empêcher les plus riches d’utiliser déductions et crédits. Mais suite à la hausse des salaires, on s’attend à ce que les impôts de 30 millions de contribuables augmentent d’ici 2010 de 3,8 millions de dollars.

Hilary ou Obama?

(11/2006) The Next Campaign Issue, Is America too Racist for Barack? Too Sexist for Hillary?, Benjamin Wallace-Wells, Washington Post, 12 novembre 2006. La liste des candidats potentiels à l'investiture démocrate commence à se préciser. L'auteur analyse les chances de deux des favoris : Obama Barack et Hilary Clinton.

 

 

Vers un État-providence centré sur l'enfance

(11/2006) Vers un Etat-providence centré sur l'enfance, Gosta Esping-Andersen, Le Monde, 7 novembre 2006, 3 pages. Quelle est la pertinence de l'Etat-providence ? L'édifice social construit dans l'après-guerre parvient de moins en moins à assurer sa mission, qui était de fournir un filet de sécurité et la conviction que le progrès social se poursuivrait de génération en génération, en particulier pour les couches les plus faibles de la société. Selon l’auteur, tout indique que l’Etat-providence s'est montré efficace dans la redistribution des revenus et la réduction de la pauvreté, mais qu'il a fait très peu, voire rien du tout, en matière d'égalité des chances (si l'on entend par là que tous partent du même point, indépendamment de leurs origines sociales).

 

 

Nota bene: Les renvois notés dans cette page reprennent l'essentiel,
mais non la totalité, des nouvelles inscriptions introduites dans les pages du site
depuis la dernière lettre électronique.

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