André Orléans, CEPREMAP, 112 pages.
Extrait de l’introduction :
« La crise des subprimes est dans son principe d’un très grand classicisme : une bulle immobilière associée à une bulle du crédit. L’histoire financière nous en a fourni de nombreux exemples. On sait qu’un tel mélange est explosif. Il conduit à des crises bancaires majeures. Quel mécanisme est à l’origine de cette double bulle ? Comment est-il possible qu’une configuration de ce type se reproduise avec une telle systématicité alors même que les économistes ont souligné à maintes reprises son extrême toxicité ? L’analyse ici proposée met l’accent sur l’instabilité propre aux marchés d’actifs, en l’occurrence le marché immobilier. Lorsque son prix augmente, loin de décourager les acheteurs comme ce serait le cas sur un marché de biens ordinaires, cette augmentation rend les logements encore plus attractifs. Il en est ainsi parce que le logement est aussi perçu comme un investissement. Or, quand son prix augmente, son rendement augmente, ce qui attire de nouveaux investisseurs en quête de profitabilité. »
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Le « nouveau » libéralisme
Catherine Audard, La vie des idées
« Le libéralisme survivra-t-il à la crise économique et financière ? Les pronostics se multiplient mais il est difficile de percevoir les réalignements idéologiques en cours. Au début du XXe siècle déjà, une autre crise du capitalisme donna naissance à un courant intellectuel et politique, le « nouveau » libéralisme, dont Keynes fut l’un des héritiers. La philosophe Catherine Audard retrace l’histoire de cette refondation. »
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mai 2009 FR
La gauche et la crise
Gérard Fuchs, Fondation Jean-Jaurès
Extrait :
« La crise financière, puis économique et maintenant de plus en plus sociale, qui secoue aujourd’hui la planète, peut et doit être pour les forces de gauche l’occasion d’une extraordinaire revanche ! N’est-ce pas nous après tout qui avons affirmé depuis des années que le maintien de rendements financiers égaux ou supérieurs à 15% alors que l’économie réelle croissait aux environs de 5% ne pouvait déboucher que sur une catastrophe ? Nous aussi qui n’avons cessé de dénoncer le fait que, derrière ce qui apparaissait comme un enrichissement collectif, se cachaient un fantastique accroissement des inégalités et même, pour beaucoup, un accroissement de la pauvreté ? »
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